sábado, maio 10, 2025

Prière à Saint-Michel Archange

 

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Croyez-le ou non, j'ai deviné le nom que le nouveau Pape, élu le 8 mai 2025, adopterait. Mon profil Facebook est là pour prouver que j'ai écrit cela, en portugais : « Leão XIV... pegaria bem ». Le nom du cardinal canadien Francis LEO, lequel j'ai trouvé ce serait un bon choix comme Pontife, m'a induit à choisir « Léon XIV » comme un bon nom. Je n'ai pas deviné qui serait le Pape, mais j'ai deviné le nom qu'il a adopté.

Moi, j'ai toujours été impressionnée par l'épisode qui a fait en sorte que le Pape Léon XIII ait composé la prière à Saint-Michel Archange, en 1886, pour que ce soit prié à la fin de toutes les messes. Malheureusement, la prière a été abolie des messes après la réforme liturgique du concile Vatican II.

Cette prière de Léon XIII m'a aussi fait penser au nom que le nouveau Pape pourrait adopter. En plus, il serait, alors, un « xará » de mon mari, qui s'appelait Léo. « Xará » est un mot populairement employé au Brésil, synonyme d'homonyme.

Quand le nom a été prononcé sur le balcon de la Basilique Saint-Pierre, pour présenter le cardinal choisi, mon émotion était immense, le contenu de ma cage thoracique semblait gonflé et voulait sortir par la bouche. :-) J'étais vraiment émue.

J'ai eu l'impression d'avoir capté ce qui a induit le Pape à choisir ce nom. Et ce n'est pas à "Rerum Novarum" que j'ai pensé, malgré avoir beaucoup entendu parler de cette encyclique pendant ma jeunesse ; ni au renouveau du Thomisme, ni à l'accent mis par Léon XIII sur la science comme parfaitement compatible avec la foi, autant de points très importants, bien sûr.

Ce qui m'a touché au plus profond de mon cœur a été la prière de Léon XIII, dont le monde a tant besoin ces temps-ci.

Et je ne savais pas quel jour le Pape serait élu et que ce jour-là, 8 mai, était le jour d'une apparition de Saint-Michel Archange, à Gargano (vers l'an 490). Impressionnant, hein ?!

J’espère que le nouveau Pape pensera aussi à cette prière.

Je transcris la prière ici :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. »


Oração a São Miguel Arcanjo

 

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Acreditem ou não, eu adivinhei o nome que o novo Papa, eleito em 8 de maio de 2025, adotaria. Meu perfil do Facebook está lá para provar que eu escrevi isso: "Leão XIV... pegaria bem." O nome do cardeal canadense Francis LEO, que eu achava que seria uma boa escolha para Pontífice, me levou a escolher "Leão XIV" como um bom nome. Não adivinhei quem seria o Papa, mas adivinhei o nome que ele adotou.

Sempre me impressionou o episódio que levou o Papa Leão XIII a compor a oração a São Miguel Arcanjo, em 1886, para ser rezada no final de todas as missas. Infelizmente, a oração foi abolida das missas após a reforma litúrgica do Concílio Vaticano II.

Esta oração de Leão XIII também me fez pensar no nome que o novo Papa poderia adotar. Ademais, ele se tornaria um "xará" do meu saudoso marido, cujo nome era Léo.

Quando o nome foi pronunciado na sacada da Basílica de São Pedro, minha emoção foi imensa, o conteúdo da minha caixa torácica parecia não caber lá dentro e queria sair pela boca. :-) Fiquei realmente comovida.

Tive a impressão de ter captado o que levou o Papa a escolher esse nome. E não foi na "Rerum Novarum" que pensei, apesar de ter ouvido muito falar sobre essa encíclica, durante minha juventude; nem no reflorescimento do Tomismo, nem na ênfase que Leão XIII deu à ciência como perfeitamente compatível com a fé, todos os itens muito importantes, obviamente.

O que me tocou profundamente no coração foi a oração de Leão XIII, da qual o mundo tanto precisa hoje em dia. 

E eu não sabia em que dia o Papa seria eleito e que aquele dia, 8 de maio, era o dia de uma aparição de São Miguel Arcanjo, em Gargano (por volta do ano 490). Impressionante, não é?!

Espero que o novo Papa pense também nesta oração.

Transcrevo a oração aqui:

"São Miguel Arcanjo, defendei-nos no combate; sede o nosso refúgio contra as maldades e ciladas do demônio. Ordene-lhe Deus, instantemente o pedimos, e vós, príncipe da milícia celeste, pela virtude divina, precipitai no inferno a satanás e aos outros espíritos malignos, que andam pelo mundo para perder as almas. Amém." 


sexta-feira, abril 18, 2025

Vendredi Saint

 

Étrangement, le Vendredi Saint est un jour férié facultatif, à la discrétion des employeurs. Je trouve étrange étant donné l’enthousiasme pour le laïcisme par ici, un enthousiasme qui frôle l’obsession, disons. Quelques-uns ont le droit au férié le vendredi, d'autres au lundi, appelé "Lundi de Pâques".

Mais je comprends cette dualité. L'histoire du catholicisme est lourde au Québec. D'un côté, un peuple autrefois très religieux a pris des habitudes, des coutumes de religiosité. De l'autre côté, il y a la révolte contre les attitudes d'un clergé qui n'a pas été capable de bien représenter l'Église catholique. Pas tous les religieux et religieuses, mais ceux qui ont agi hors les lois chrétiennes, hors les lois naturelles, et hors toutes les lois, ils ont souillé l'image de l'Église.

Je suis surprise. J'ai été à la pharmacie au centre-ville et c'est surprenant comment les rues étaient vides, le stationnement central avec très peu de véhicules, comme je l'ai rarement vu. J'imagine que beaucoup ont profité du férié prolongé pour voyager.

Ce vide m'a rappelé ma ville natale au Brésil, "Belo Horizonte", autrefois, pendant le Carnaval (avant le Mercredi des Cendres). C'était pire encore, ça ressemblait à une ville fantôme. La majorité de la population profitait pour aller au littoral, à la plage. Pas comme aujourd'hui, pantoute ! Quel changement ! Les habitants de BH ont toujours aimé le calme et la tranquillité. Maintenant, ils aiment le Carnaval et la foule envahit les rues. J'ai vu sur internet.

Là-bas aussi, il y a eu une omniprésence de la religion catholique, mais je crois que les bienfaits ont pesé plus sur la balance et la majorité de la population se dit encore catholique. Il y a aussi une vague de laïcisme chez les jeunes. Et, drôlement, à mon avis, leur carnaval ressemble plus aux processions religieuses :-). Maintenant, les processions sont laïques, avec des chants, des décorations et des vêtements différents, et des gestes différents. Mais ils marchent tous ensemble, en bloc, comme une procession. Ils appellent ça "Bloco de Carnaval" :-).

Je me suis laissé emporter par les souvenirs... Où étais-je ? J'étais à la pharmacie :-). Je cherchais un savon à la glycérine, pur et simplement. C'est le seul qui n'irrite pas la peau de mon visage. Je n'ai pas trouvé de la même sorte que j'avais, malheureusement.

Surprise ! J'en ai trouvé un fait au Brésil. Il contient d'autres ingrédients, pas seulement la glycérine. Mais il semble simple et naturel, quand même. Je vais essayer. Ça a été une journée de souvenirs du Brésil :-). 

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Rezemos e jejuemos em memória da Paixão e Morte de Cristo, na esperança de Sua Ressurreição.


segunda-feira, abril 07, 2025

The avatar guitar

 

Français

Português

My sister would be delighted to see how my great-nephew (grandson of Léo's sister) is becoming an increasingly talented guitarist! He's passionate about it.

I pay tribute to my sister with this whole story.

It all started with my "avatar guitar" :-). Before moving, I asked if anyone in Leo's family wanted my guitar, and he did. We would have had a raffle if someone else wanted it. But only he did. I still have all the emails we exchanged.

He started learning to play, and now he's giving concerts!

Why "avatar guitar"? I called it that because I bought it to replace my sister's guitar, which I left behind in Brazil.

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Here is the story of my guitar, as I wrote a long time ago:

My guitar stays in its corner, silent, in its original box, just as it was when I bought it. Sometimes, when I'm alone at home, "she" comes out all out of tune and asks me to tune it—yes, I know how to do that, I learned it when I was a little girl. I take advantage of these moments to sing songs from the past, which bring back memories. But it's not long before I give in to the pain in my secular hands in music, and the avatar returns to its storage, protected from the dust.

As a child, I learned some very simple chords from my father to accompany a folk song that I only heard being sung during my childhood, until my adolescence, and then never again. The most I managed to develop in this art was to apply these chords to nursery rhymes and lullabies. And then, by watching my sister and trying to imitate her, I managed to make my fingers a little less rusty, they even began to form calluses on the ends – after a lot of pain. But the effort was in vain, I lacked agility, I lacked talent.

"Every cloud has a silver lining"... I explain. It's because I get compliments from my husband, he says he likes to listen to me, when he catches me in the act. I consider it a proof of love, I'm lucky. But I avoid dwelling on the bad... he might change his mind :-).

Let's return to the story of the avatar... A month after my sister's death, I returned home to Canada. My mother, my brothers, and I—I don't remember who suggested it, maybe I myself—all agreed that my sister's guitar would come with me. But "she" didn't want to go into exile; the possibility of traveling so far from "her" friend, from so many joyful and sacred moments, was rejected. When I was at check-in, I was prevented from boarding the plane with the instrument. It would have to go in the cargo hold of the plane. I didn't want the guitar to go through that experience; I didn't want "she" get hurt. I preferred to leave "her" with my family.

I was sad, as if another piece of my sister had been disconnected from me. If there were still tears to be shed, if any had been held back before, they collapsed during the journey. It was cathartic.

I resumed my life. One day, while out walking, I found myself in front of a music store. There were all sorts of instruments for sale. Even though I wondered how useful it would be, I bought a guitar—the avatar.

This may not logically explain why I have the instrument at home; it seems eccentric. But, as the saying goes, "It takes all kinds of people to make a world."




quinta-feira, abril 03, 2025

De la couleur du ciel

 

Português

Avenue Saint-Louis, le 24 décembre 2023, vers 15 heures, un peu avant le coucher du soleil, j'ai eu l'impression d'être dans un espace de temps sorti du réel, chargé de symbolisme.

Personne, pas même un flocon de neige ; pas de « Noël Blanc » cette année. Seulement moi, je faisais mon chemin sur cette longue avenue plate et droite ; c'était une bonne chose de ne pas avoir de la neige, pas de risque de glisser. Tout le monde doit déjà être chez les proches qui les accueillent pour fêter Noël.

Une voiture passe.

Sur le chemin du retour, j'aperçois, à une certaine distance, une autre dame qui prend sa marche également ; probablement elle aussi veuve et seule. Elle paraît beaucoup plus âgée, au moins 90 ans, marchant à l'aide d'un déambulateur. Elle et moi étions toutes les deux habillées pour l'hiver, par coïncidence en noir. Elle va lentement, je vais la rattraper.

Au coin de la rue, plus loin, une jeune femme avec son énorme chien apparaît, venant vers nous. Je ne connais pas les races de chiens, mais d'après moi, cela ressemblait à un bouvier. Les deux occupent toute la largeur du trottoir. J'arrive à temps à l'entrée d'un garage, où la dame plus âgée s'était déjà positionnée, pour laisser passer toute cette exubérance vitale.

Malgré sa taille colossale, le chien a un visage enfantin et amical, et semble vouloir nous saluer, mais la fille tire sur la laisse, l'empêchant de s'approcher. Ouf, quel soulagement ! Même une caresse de ce mastodonte pourrait nous mettre à terre. Mais ce fut un passage heureux sur l'avenue. Non seulement le « petit chien » souriait, la jeune femme et moi aussi.

L'effet de sursaut que j'ai ressenti passe.

Nous sommes à nouveau deux personnes seules, chacune sur son chemin. Je me sens jeune quand je vois son visage de profil, en passant à côté de la vieille dame. Elle n'avait pas remarqué que quelqu'un arrivait derrière elle… je crois. Elle ne semble pas non plus remarquer que je passe à son côté. Deux ou trois pas plus loin, je me sens attendrie sur elle, peut-être sur moi-même, et j'ai envie de lui souhaiter un joyeux Noël. Peut-être que personne ne l'a encore fait…

- Joyeux Noël ! Je dis avec un sourire festif.

- Merci, à vous de même - avec une étincelle dans ses yeux bleu ciel.

Plus tard, je suis allée à la messe de Noël dans ma paroisse, pour la vraie joie de vivre et pour rencontrer mes amis bénévoles, comme moi. C'était toute une fête !

Toujours pas de neige. Des temps étranges. On dit souvent ici : « On va payer pour ça.»

Une Bonne Année 2024 à tous, avec empathie, joie, paix et amour.

« L'amour est bleu.»

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Liens connexes :

L'amour est bleu

Anel antigo

L'amour est bleu (chanson)


segunda-feira, março 24, 2025

En construction

 

Português

C'était une maison... il y avait le plancher, le plafond, les murs, tout, et c'est là que j'ai vécu longtemps depuis ma naissance, à Belo Horizonte. Oui, un bel horizon. C'était une demeure enchantée par le mystère de l'éternité - toujours inachevée - et touchée sereinement par ce que nous, pauvres mortels, pouvons percevoir comme le bonheur. Il n'y avait aucune prévision de sa finition, la construction était toujours basée sur l'avenir. Nous étions encore jeunes.

Pendant des décennies, j'ai vécu dans cette maison, grande à l'intérieur. Sur la rue, l'eau coulait comme un cours d'eau lors des pluies torrentielles. Elle a même été inondée et parfois il y avait des gouttes qui tombaient du toit dans la maison. Mais il y avait toujours un moyen de réparer, même les gouttes salées de nos yeux... ce que personne ne peut éviter.

Je ne peux pas nier qu'en plus d'être inachevée, cette maison était constamment en mutation, elle était mutante. Les portes, les fenêtres et les murs étaient déplacés, comme s'ils s'agissaient de meubles. Tout était modifiable… c'était surréel. Mais comme nous étions heureux! Peut-être que cela nous a aidés à pouvoir nous réinventer lorsque les conditions l'exigent.

Je ne me souviens pas de tous les changements au fil des ans, mais certains m'ont marqué. Le grand salon a été divisé en deux, l'arc a été fermé et un beau mur a été érigé, avec une finition en pierres d'Ouro Preto, sur le côté qui était visible pour ceux qui venaient de l'extérieur - Cela donnait une belle impression. Mais la communication avec le reste de la maison est devenue tortueuse et on n'a pas aimé cela. Il a été décidé alors de démolir le mur et de revenir avec le vieil arc qui divisait les deux ambiances, en rajoutant l'ancienne porte à quatre feuilles, deux de chaque côté... une porte qui se fermait rarement. Le passage était libre.

Il y a eu d'autres divisions de pièce qui ont également été fermées puis rouvertes, certaines se sont transformées en étagères intégrées. Plusieurs fenêtres ont perdu leur fonction par l'ajout de nouvelles chambres.

Avec la progression des dangers de la ville, des grilles de protection ont été ajoutées. Notre maison prenait l'apparence d'une prison. Mais seulement pour ceux qui étaient à l'extérieur. À l'intérieur, nos pensées avaient des ailes et volaient loin. Tous ceux qui y sont entrés de bonnes manières ont été bien accueillis et intégrés dans ces volées poétiques, philosophiques, spirituelles et pleines d'humour, souvent ludiques. Plusieurs ont été témoins de cela et sont devenus des "habitués".

Provisoire était un mot très bien connu de nous. J'avoue qu'en entrant dans l'adolescence, j'ai commencé à avoir honte de la situation de construction éternelle de notre maison, le facteur provisoire toujours sur la scène. Ceci n'était pas important, aujourd'hui je le sais. Tellement de choses grandioses se passaient dans ce foyer, des enseignements de toutes sortes, tant d'arts et de bonté, tellement d'amour y circulait, charité... Nous pouvons dire, mes frères (ma sœur déjà partie) et moi, que nous avons eu le "berceau d'or", malgré toute cette simplicité. L'or d'une autre matière, d'une autre dimension.

C'était notre « Palais de la Liberté ». À l'extérieur, notre palais avait l'air petit, mais il avait un cœur énorme!


domingo, março 23, 2025

Em se plantando...

 

Leio frequentemente a carioca, que é portuguesa, Claudia Valle, cronista que aprecio muito, desde quando ainda éramos colaboradoras da finada KBR Editora e seus "Singles K". Uma pena que a KBR Editora acabou, mas as "Crônicas Cariocas" da Claudia Valle continuam fazendo sucesso.

Vários de seus textos falam sobre viagens que fez, nos dando a sensação de estarmos viajando com ela. Ela tem o lado "turista" muito mais desenvolvido que o meu. Aliás, sou uma espécie de antítese de turista, já escrevi um texto contando minhas façanhas, como, por exemplo, ir à França e não visitar sequer a Torre Eiffel, em Paris. Reconheço, foi quase imperdoável, mas aconteceu (Ir a Roma e não ver o Papa).

Viagens para ver povos, florestas e costumes diferentes, não me atraem. Penso que sei por que razão, pelo menos em parte, isso ocorre comigo. Como já dizia nosso "velho" Caminha, no Brasil "em se plantando, tudo dá", temos de tudo ou quase tudo, mesmo do que não se planta. Tipos físicos de humanos, lugares ricos e pobres, costumes e tradições, temos os mais variados. Fauna e flora são riquíssimas. O que pode parecer exótico para nós, brasileiros? Só mesmo paisagens glaciais não estão em nosso menu, mas temos até pequenas amostras no sul do país. Já vivi mais de um terço da minha vida no Canadá, suas paisagens lindas e os detalhes curiosos delas, por vezes complicados, já conheço bem.

Obviamente, sei que existem lugares lindíssimos que ainda não conheço, aqui mesmo no Canadá e no Brasil. Mas penso que realmente não sou aquilo que se pode chamar de uma turista. Gosto de ver fotos. Já fui aprendiz de fotógrafa num fórum que privilegiava a boa fotografia e o conhecimento do planeta, o finado TrekEarth, learning about the world through photography... mais um que acabou. Tudo passa...

Uma coisa que não gostava no TrekEarth eram as postagens de fotos de tipos humanos, principalmente de rostos humanos. Em geral, eram rostos de pessoas que viviam na pobreza. Sei que fazia parte do tema do website, conhecer o mundo. Mas não me agradava. Talvez, por já ter visto muita pobreza no Brasil e achar isso muito triste e incomodativo. Quando é um documentário jornalístico para alertar sobre a necessidade de melhorar a condição humana, tem sentido. Mas não aprecio a tendência que existe de usar a imagem da pobreza como atração turística.

Por falar em pobreza, tenho notado um aumento em todos os lugares do mundo. Vejo isso pelas notícias e aqui mesmo, no Canadá. Pessoas em "situação de rua" estão cada vez mais em maior número por aqui, coisa que praticamente não existia, há uns três anos, em cidades menores, como onde eu moro. A criminalidade aumentou também... Será tudo isso uma sequela da pandemia, que levou os países a uma crise econômica? Sem falar nas guerras que acabam por afetar toda a humanidade.

Por essas e por outras, penso que fazer turismo está ficando cada vez mais arriscado... e caro! Ou fui eu que empobreci.

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"Crônicas Cariocas" da Claudia Valle

Ir a Roma e não ver o Papa