segunda-feira, março 24, 2025

En construction

 

Português

C'était une maison... il y avait le plancher, le plafond, les murs, tout, et c'est là que j'ai vécu longtemps depuis ma naissance, à Belo Horizonte. Oui, un bel horizon. C'était une demeure enchantée par le mystère de l'éternité - toujours inachevée - et touchée sereinement par ce que nous, pauvres mortels, pouvons percevoir comme le bonheur. Il n'y avait aucune prévision de sa finition, la construction était toujours basée sur l'avenir. Nous étions encore jeunes.

Pendant des décennies, j'ai vécu dans cette maison, grande à l'intérieur. Sur la rue, l'eau coulait comme un cours d'eau lors des pluies torrentielles. Elle a même été inondée et parfois il y avait des gouttes qui tombaient du toit dans la maison. Mais il y avait toujours un moyen de réparer, même les gouttes salées de nos yeux... ce que personne ne peut éviter.

Je ne peux pas nier qu'en plus d'être inachevée, cette maison était constamment en mutation, elle était mutante. Les portes, les fenêtres et les murs étaient déplacés, comme s'ils s'agissaient de meubles. Tout était modifiable… c'était surréel. Mais comme nous étions heureux! Peut-être que cela nous a aidés à pouvoir nous réinventer lorsque les conditions l'exigent.

Je ne me souviens pas de tous les changements au fil des ans, mais certains m'ont marqué. Le grand salon a été divisé en deux, l'arc a été fermé et un beau mur a été érigé, avec une finition en pierres d'Ouro Preto, sur le côté qui était visible pour ceux qui venaient de l'extérieur - Cela donnait une belle impression. Mais la communication avec le reste de la maison est devenue tortueuse et on n'a pas aimé cela. Il a été décidé alors de démolir le mur et de revenir avec le vieil arc qui divisait les deux ambiances, en rajoutant l'ancienne porte à quatre feuilles, deux de chaque côté... une porte qui se fermait rarement. Le passage était libre.

Il y a eu d'autres divisions de pièce qui ont également été fermées puis rouvertes, certaines se sont transformées en étagères intégrées. Plusieurs fenêtres ont perdu leur fonction par l'ajout de nouvelles chambres.

Avec la progression des dangers de la ville, des grilles de protection ont été ajoutées. Notre maison prenait l'apparence d'une prison. Mais seulement pour ceux qui étaient à l'extérieur. À l'intérieur, nos pensées avaient des ailes et volaient loin. Tous ceux qui y sont entrés de bonnes manières ont été bien accueillis et intégrés dans ces volées poétiques, philosophiques, spirituelles et pleines d'humour, souvent ludiques. Plusieurs ont été témoins de cela et sont devenus des "habitués".

Provisoire était un mot très bien connu de nous. J'avoue qu'en entrant dans l'adolescence, j'ai commencé à avoir honte de la situation de construction éternelle de notre maison, le facteur provisoire toujours sur la scène. Ceci n'était pas important, aujourd'hui je le sais. Tellement de choses grandioses se passaient dans ce foyer, des enseignements de toutes sortes, tant d'arts et de bonté, tellement d'amour y circulait, charité... Nous pouvons dire, mes frères (ma sœur déjà partie) et moi, que nous avons eu le "berceau d'or", malgré toute cette simplicité. L'or d'une autre matière, d'une autre dimension.

C'était notre « Palais de la Liberté ». À l'extérieur, notre palais avait l'air petit, mais il avait un cœur énorme!


domingo, março 23, 2025

Em se plantando...

 

Leio frequentemente a carioca, que é portuguesa, Claudia Valle, cronista que aprecio muito, desde quando ainda éramos colaboradoras da finada KBR Editora e seus "Singles K". Uma pena que a KBR Editora acabou, mas as "Crônicas Cariocas" da Claudia Valle continuam fazendo sucesso.

Vários de seus textos falam sobre viagens que fez, nos dando a sensação de estarmos viajando com ela. Ela tem o lado "turista" muito mais desenvolvido que o meu. Aliás, sou uma espécie de antítese de turista, já escrevi um texto contando minhas façanhas, como, por exemplo, ir à França e não visitar sequer a Torre Eiffel, em Paris. Reconheço, foi quase imperdoável, mas aconteceu (Ir a Roma e não ver o Papa).

Viagens para ver povos, florestas e costumes diferentes, não me atraem. Penso que sei por que razão, pelo menos em parte, isso ocorre comigo. Como já dizia nosso "velho" Caminha, no Brasil "em se plantando, tudo dá", temos de tudo ou quase tudo, mesmo do que não se planta. Tipos físicos de humanos, lugares ricos e pobres, costumes e tradições, temos os mais variados. Fauna e flora são riquíssimas. O que pode parecer exótico para nós, brasileiros? Só mesmo paisagens glaciais não estão em nosso menu, mas temos até pequenas amostras no sul do país. Já vivi mais de um terço da minha vida no Canadá, suas paisagens lindas e os detalhes curiosos delas, por vezes complicados, já conheço bem.

Obviamente, sei que existem lugares lindíssimos que ainda não conheço, aqui mesmo no Canadá e no Brasil. Mas penso que realmente não sou aquilo que se pode chamar de uma turista. Gosto de ver fotos. Já fui aprendiz de fotógrafa num fórum que privilegiava a boa fotografia e o conhecimento do planeta, o finado TrekEarth, learning about the world through photography... mais um que acabou. Tudo passa...

Uma coisa que não gostava no TrekEarth eram as postagens de fotos de tipos humanos, principalmente de rostos humanos. Em geral, eram rostos de pessoas que viviam na pobreza. Sei que fazia parte do tema do website, conhecer o mundo. Mas não me agradava. Talvez, por já ter visto muita pobreza no Brasil e achar isso muito triste e incomodativo. Quando é um documentário jornalístico para alertar sobre a necessidade de melhorar a condição humana, tem sentido. Mas não aprecio a tendência que existe de usar a imagem da pobreza como atração turística.

Por falar em pobreza, tenho notado um aumento em todos os lugares do mundo. Vejo isso pelas notícias e aqui mesmo, no Canadá. Pessoas em "situação de rua" estão cada vez mais em maior número por aqui, coisa que praticamente não existia, há uns três anos, em cidades menores, como onde eu moro. A criminalidade aumentou também... Será tudo isso uma sequela da pandemia, que levou os países a uma crise econômica? Sem falar nas guerras que acabam por afetar toda a humanidade.

Por essas e por outras, penso que fazer turismo está ficando cada vez mais arriscado... e caro! Ou fui eu que empobreci.

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"Crônicas Cariocas" da Claudia Valle

Ir a Roma e não ver o Papa


sábado, março 22, 2025

For sure

 


Português

Français

"Like marriage, widowhood is for life."

Someone asked me why I almost always wore black. I hesitated to answer; the person is not Portuguese and wouldn't understand. I said I've always liked darker clothes, gray and black. It's not a lie; I've always had that preference, perhaps to contrast with the white clothes of my profession. But lately, there's another reason: widowhood. Although I don't have enough black clothes for every occasion, I like to wear them when possible.

The quote in the epigraph explains it. I read this sentence in a report on those Portuguese widows in mourning, dressed in black, for the rest of their lives [1]. It is a sentence without meandering, without metaphors, without concessions, neither permission for intrusions, and without antediluvian Freudian reveries. It is the naked truth. For me, that's how it is. "Like marriage, widowhood is for life."

The widows interviewed lost their husbands at sea: they were fishermen. Some of these women say, in a questioning tone, whether they would bear it if someone else imposed conditions on them in their daily lives—pure rhetoric, so as not to appear saccharine, they want to be tough; but I know that the reason is the irreplaceable love for their deceased husbands. Others confess the feeling that always accompanies them, with the portraits of their men, which “sway on their chests... drawn together by golden threads.

My husband had a passion for the sea, for sailing. Not by profession, but he was a man of the sea. He once said that it would be a happy death to die at sea.

I am like these widows, my part of Portuguese DNA has prevailed 😊 — portuguesa com certeza (Song that says "a Portuguese house, for sure"). I like to wear black clothes and the portrait of my husband also swings on my chest, brought closer by a golden thread. I identify myself with these fishermen's widows. My love is still present in me [2], and it will always be like this.

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[1] As viúvas das Caxinas

[2] Uma só carne


Sûrement

 


Português

English

« Comme le mariage, le veuvage est pour la vie. »

On m'a demandé pourquoi je portais presque toujours des vêtements noirs. J'ai hésité à répondre, la personne n'est pas portugaise, elle ne comprendrait pas. J'ai dit que j'ai toujours aimé les vêtements plus foncés, entre le gris et le noir. Ce n’est pas un mensonge, j’ai toujours eu cette préférence, peut-être pour contraster avec les vêtements blancs de ma profession. Mais dernièrement, il y a une autre raison : le veuvage. Même si je n'ai pas assez de vêtements noirs pour toutes les occasions, j'aime les porter quand c'est possible.

La citation dans l'épigraphe l'explique. J'ai lu cette phrase dans un reportage sur ces veuves portugaises en deuil, vêtues de noir, pour le reste de leur vie [1]. C'est une phrase sans méandres, sans métaphores, sans concessions, sans permission d'intrusions, sans rêveries freudiennes antédiluviennes. C'est la vérité nue. Pour moi, c'est comme ça. « Comme le mariage, le veuvage est pour la vie. »

Les veuves interrogées ont perdu leur mari en mer : ils étaient pêcheurs. Quelques-unes de ces femmes donnent l'excuse, sur un ton interrogateur, si elles supporteraient que quelqu'un d'autre leur impose des conditions dans leur vie quotidienne — pure rhétorique, pour ne pas paraître mielleuses, elles veulent être dures ; mais je sais que la raison est l'amour irremplaçable pour leurs défunts maris. D'autres confessent le sentiment qui les accompagne toujours, avec les portraits de leurs hommes, qui « se balancent sur leurs poitrines... rapprochés par des fils d'or ».

Mon mari avait une passion pour la mer, pour la voile. Pas par profession, mais il était un homme de la mer. Il a dit un jour que ce serait une mort heureuse de mourir en mer.

Je suis comme ces veuves, ma part d’ADN portugais a prévalu 😊 — portuguesa com certeza (Chanson qui dit "une maison portugaise, c’est sûr"). J'aime porter des vêtements noirs et le portrait de mon mari se balance également sur ma poitrine, rapproché par un fil doré. Je m'identifie à ces femmes des hommes de la mer. Mon amour est toujours présent en moi [2] et ce sera toujours comme ça. 

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[1] As viúvas das Caxinas

[2] Uma só carne


sexta-feira, março 21, 2025

Com certeza

 

Français

English

"A viuvez, como o casamento, é para o resto da vida."

Perguntaram-me por que eu, quase sempre, uso roupas pretas. Hesitei em responder, a pessoa não é portuguesa, não entenderia. Disse que sempre gostei de roupas mais escuras, entre cinza e preto. Não é mentira, sempre tive essa preferência, talvez para contrastar com o branco da profissão. Mas, ultimamente, há outro motivo: a viuvez. Embora eu não tenha roupas pretas suficientes para todas as ocasiões, gosto de usar, quando é possível.

A citação em epígrafe explica. Li esta frase em uma reportagem sobre aquelas viúvas portuguesas que guardam o luto, vestidas de preto, para o resto da vida [1]. É uma frase sem meandros, nem metáforas, sem concessões, nem permissão de intromissões, sem devaneios freudianos antediluvianos. É a verdade nua e crua. Para mim, é desse jeito. "A viuvez, como o casamento, é para o resto da vida."

As viúvas entrevistadas perderam seus maridos no mar — eram pescadores. Algumas dão a desculpa, em tom de pergunta, se aturariam outro a impor condições nos seus cotidianos — pura retórica, para não se passarem por melosas, querem ser duronas; mas eu sei que o motivo é o amor insubstituível pelo falecido. Outras confessam o sentimento que lhes acompanha sempre, junto com os retratos de seus homens, que "balouçam-se no peito... presos por fios de ouro".

Meu marido tinha paixão pelo mar, por velejar. Não por profissão, mas era um homem do mar. Certa vez, chegou a dizer que seria morte feliz, morrer no mar.

        Sou como essas viúvas, minha porção de DNA português prevaleceu 😊 — portuguesa com certeza. Gosto de usar roupas pretas e meu amor também balouça no meu peito, preso por fio de ouro. Identifico-me com essas mulheres de homens do mar. O meu continua presente em mim [2] e sempre estará.

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[1] As viúvas das Caxinas

[2] Uma só carne


segunda-feira, março 03, 2025

Nossa Lua

 

"Ela não é o Sol, que pela vivacidade dos seus raios poderia cegar-nos por causa da nossa fraqueza. Ela é bela e doce como a Lua, que recebe a luz do Sol e a abranda a fim de adaptá-la à nossa pequenez."São Luís Maria Grignion de Montfort


Lua de Saint Louis de Montfort,

Clareia a minha noite escura.

A minha escada flutua insegura

Ao léu.

Eleva o meu louvor

Ao céu.

Oh, Nossa Lua! Nossa Senhora,

Acende em mim o fervor.

Eu sou tua,

Para o meu Senhor.


sexta-feira, fevereiro 28, 2025

Préstito em BH

 

English below

Français ci-dessous

Que mudança! Não consigo nem imaginar Carnaval em BH. Belo-horizontino sempre gostou de sossego. A cidade ficava deserta no Carnaval.

Mas continuam gostando de procissão. Vi pela Internet. Agora a procissão é laica, com outros cantos, outras roupas e enfeites, e outro gestual. Chamam-na de Bloco de Carnaval.

Lá vão eles, em bloco, em préstito. 😂

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What a change! I can't even imagine Carnival in Belo Horizonte. BH residents have always liked peace and quiet. The city was deserted during Carnival.

But they still like processions. I saw it on the Internet. Now the procession is secular, with different songs, decorations and clothes, and different gestures. They call it "Bloco de Carnaval".

There they go, in a compact mass of people, in procession. 😂

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Quel changement ! Je n'arrive même pas à imaginer le Carnaval à Belo Horizonte. Les habitants de BH ont toujours aimé le calme et la tranquillité. La ville restait déserte pendant le Carnaval.
Mais ils aiment toujours les processions. J'ai vu sur Internet. Maintenant, la procession est laïque, avec des chants, des décorations et des vêtements différents, et des gestes différents. Ils appellent ça "Bloco de Carnaval".

Et voilà, ils y vont, en bloc, en procession. 😂

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Links relacionados:

Foi o Carnaval que passou

De outros carnavais

História do Carnaval em BH

Un autre wagon de train

Batuque no jardim