quarta-feira, outubro 21, 2020

Chimie des couleurs

 

English (Prof Shakhashiri)

Português

Ceci est la traduction de l’ancienne page du prof Shakhashiri. Je vous invite à visiter la nouvelle page, pour voir des belles images de l’automne. La nouvelle adresse web est : 

http://www.scifun.org/CHEMWEEK/AutumnColors2017.pdf

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En automne, dans l'hémisphère nord, les jours raccourcissent et la température se refroidit. Ces changements incitent les arbres à se préparer pour passer l'hiver: ils perdent des milliards de tonnes de feuilles. Dans certaines régions, comme dans les nôtres, une féerie de couleurs précède la chute des feuilles. Les feuilles autrefois vertes, selon l'espèce, peuvent se transformer en nuances brillantes de jaune, orange et rouge, ainsi que de brun.  Ces changements de couleurs sont dus à la transformation des pigments présents dans les feuilles.

Le pigment vert des feuilles, c'est la chlorophylle. Elle absorbe la lumière rouge et bleue du soleil qui atteint les feuilles. La lumière réfléchie, moins rouge et moins bleue, apparaît verte. La chlorophylle comprend en fait deux pigments, la chlorophylle a et la chlorophylle b. Les molécules de ces composés sont grandes: C55H72MgN4O5 pour la chlorophylle a et C55H70MgN4O6 pour la chlorophylle b. Ces molécules sont insolubles dans la solution aqueuse qui remplit les cellules végétales. Elles sont fixées aux membranes des chloroplastes qui apparaissent comme de petits disques: c'est là que se produit la photosynthèse. L'énergie de la lumière se transforme en énergie chimique. Les plantes alors produisent de l'oxygène et des hydrates de carbone avec du dioxyde de carbone et l'eau. Voici la formule de Cx(H2O) x.  

Lors de cette transformation endothermique, l'énergie de la lumière absorbée par la chlorophylle se change en énergie chimique emmagasinée dans les hydrates de carbone (sucres et amidons). Cette énergie chimique contrôle les réactions biochimiques qui permettent aux plantes de croître, de fleurir et de produire des graines.

La chlorophylle n'est pas un composé très stable: la lumière brillante du soleil la décompose. Pour conserver de la chlorophylle dans leurs feuilles, les plantes en synthétisent continuellement, sous l'effet du soleil et des températures chaudes. C'est ainsi que durant l'été la chlorophylle est décomposée et régénérée continuellement dans les feuilles des arbres.

Les feuilles de plusieurs plantes contiennent un autre pigment, le carotène. Il absorbe la lumière bleu-vert et la lumière bleue. La lumière réfléchie apparaît jaune. Le carotène est aussi une grosse molécule (C40H36) contenue dans les chloroplastes de plusieurs plantes. Quand le carotène et la chlorophylle sont présents dans la même feuille, elles absorbent la lumière rouge, bleu-vert et bleue: la lumière réfléchie apparaît verte. La lumière absorbée par le carotène est transférée à la chlorophylle. Étant un composé plus stable, le carotène demeure dans les feuilles même après la destruction de la chlorophylle. Les feuilles apparaissent alors jaunes.

Un troisième pigment, ou classe de pigments, les anthocyanines, se rencontrent dans les feuilles. Les anthocyanines absorbent la lumière bleue, bleu-vert et verte. La lumière réfléchie apparaît alors rouge. Contrairement à la chlorophylle et au carotène, les anthocyanines ne sont pas fixées aux membranes des cellules et sont dissoutes dans la sève cellulaire. La couleur produite par ces pigments est sensible au pH de la sève cellulaire. Si la sève est entièrement acide, les pigments produisent une brillante couleur rouge. Si la sève est moins acide, la couleur est alors pourpre. La pelure rouge des pommes mûres et le pourpre des grappes de raisin sont dus aux anthocyanines. Dans la sève cellulaire, elles sont le produit d'une réaction entre les sucres et certaines protéines. Pour que cette réaction se produise, il faut de la lumière et une sève fortement concentrée en sucre. C'est pourquoi les pommes apparaissent rouges d'un côté et vertes de l'autre.

Durant l'été, grâce à l'action de la lumière sur la chlorophylle, les feuilles des arbres sont des usines qui produisent du sucre à partir du dioxyde de carbone et de l'eau. La chlorophylle fait apparaître les feuilles vertes (les feuilles de certains arbres, comme les Bouleaux et les Peupliers, contiennent aussi du carotène. Le vert apparaît plus brillant alors, le carotène absorbant la lumière bleu-vert). À partir des racines, l'eau et les éléments nutritifs circulent dans les branches et dans les feuilles. Les sucres produits par la photosynthèse circulent, à partir des feuilles, vers les autres parties de l'arbre. L'arbre utilise une partie de l'énergie chimique pour croître et emmagasine le restant. 

En automne, le raccourcissement des jours et les nuits fraîches déclenchent des changements dans l'arbre. Une couche de liège se forme entre la branche et la tige de la feuille. La circulation des éléments nutritifs étant alors bloquée, la production de la chlorophylle diminue et la couleur verte des feuilles s'estompe. Si les feuilles contiennent du carotène, comme celles du Bouleau et du Noyer, elles passeront du vert au jaune brillant au moment de la disparition de leur chlorophylle. La couche de liège entre la branche et la feuille empêche aussi la circulation du sucre à partir de la feuille. Chez certains arbres, au moment où la concentration en sucre augmente, le sucre réagit pour former des anthocyanines. Grâce à ces pigments, les feuilles alors jaunes deviennent rouges. Les Érables rouges ou Plaines rouges, le Chêne rouge et le Sumac vinaigrier produisent des anthocyanines en abondance et affichent les rouges et les pourpres les plus brillants dans le paysage automnal. Chez d'autres arbres, comme le hêtre, lorsque les caroténoïdes jaunes sont détruits, leur couleur est remplacée par le brun qui résulte de l'oxydation des tanins de la feuille.

La variété et l'intensité des couleurs automnales sont grandement influencées par la température. Les basses températures détruisent la chlorophylle. Si elles demeurent au-dessus du point de congélation, elles favorisent la formation des anthocyanines. Le soleil brillant détruit aussi la chlorophylle tout en augmentant la production des anthocyanines. Un temps sec, en augmentant la concentration de sucre dans la sève, donne le même résultat. Ainsi, les couleurs automnales les plus flamboyantes se manifestent quand des jours ensoleillés et secs sont suivis de nuits fraîches et sèches.

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Référence :

http://www.scifun.org/CHEMWEEK/AutumnColors2017.pdf

http://mcvieira.tripod.com/couleurs.htm

terça-feira, outubro 20, 2020

Respiratory droplets

 

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Français

Português

A directive established in this pandemic could remain: the social distancing of at least 2 meters. People are used to always being close. If we are looking for a product on a supermarket shelf, the aisle may be empty and soon someone will come and look at the same shelf. Like that, several similar cases happen... or happened, before Covid.

I liked the joke about the Swedes [1]: « Il y a une blague qu’on fait souvent [en Suède], c’est que les Suédois ont hâte que la règle de distanciation de deux mètres soit relevée pour qu’ils puissent retrouver leurs cinq mètres d’avant. Ce n’est pas un peuple qui est super chaleureux, comme nous on peut l’être au Québec »… in free translation (with the inevitable distancing): “Swedes are looking forward to ending the two meter rule, so that they can resume the five meters distancing they were used to keep before. They are not super warm people like we can be in Quebec”.

I don't agree with that. To be warm, we don't have to be clingy! And Quebecers are not clingy.

From early childhood, we learned what respiratory droplets [2] (perdigotos in Portuguese) were. Our Aunt Conceição used to cover her cup with her hand as we approached. Of course, we asked our parents the reason for this gesture. The ruthless curiosity of the children is infallible and the explanation was: "It is because of the respiratory droplets". With good didactics, this was proved conclusively, against the light to see the droplets coming out of the mouths of people who were speaking. Some people don't even need a backlight to give us proof of the phenomenon. I think it internalized in my mind, I still maintain some social distancing, very handy today, with the pandemic. I understand the Swedes. Did they have Conceição aunts?

Vive my aunt Conceição !

I also don't do without a napkin on my mug, in case there is a coffee-loving bug, even if there isn’t any flying around the house. This also applies to respiratory droplets 😆. This habit comes from my mother, when our house was still almost in the countryside, so to speak, and windows and doors had no screens. My mother kept all the pans covered, and when a person stepped away from his/her plate, she waved her hand like a fan over the plate, or asked the one sit just beside the absent person to do so.

Another recommendation that I remembered and started to follow, in these times of pandemic, whenever possible, was what my father's cousin jokingly said that my father avoided touching the places where everyone touches, in the hospitals where he worked. To push open a door like those opening without a handle, like swing or sliding doors, he said my father would touch them at the top. But the really good thing is washing our hands, ALWAYS! My mom and dad were unbeatable in this regard, they would put any WHO recommendation in the shade, and their surveillance was more than “googlean”.😉

I take this opportunity to repeat: don't forget the MASK!😷

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Related links:

 

[1] Au pays où le masque est en option

[2] Image URL


segunda-feira, outubro 19, 2020

Postillons - gouttelettes respiratoires

 

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Português

English

Une directive établie dans cette pandémie pourrait rester: la distanciation d'au moins 2 mètres. Les gens ont l'habitude d'être toujours proches. Si nous cherchons un produit sur une tablette de supermarché, l'allée peut être vide et bientôt quelqu'un vient regarder la même tablette. Comme ça, plusieurs cas similaires arrivent... ou arrivaient, avant Covid.

J'ai aimé la blague sur les Suédois [1] : « Il y a une blague qu’on fait souvent [en Suède], c’est que les Suédois ont hâte que la règle de distanciation de deux mètres soit relevée pour qu’ils puissent retrouver leurs cinq mètres d’avant. Ce n’est pas un peuple qui est super chaleureux, comme nous on peut l’être au Québec ».

Je ne suis pas d’accord avec cela. Pour être chaleureux, il n'est pas nécessaire d'être collant! Et les Québécois ne sont pas collants.

Dès la petite enfance, nous avons appris ce qu'étaient des postillons [2] (perdigotos en portugais). Notre feu tante Conceição couvrait sa tasse avec la main lorsque nous nous approchions. Bien sûr, nous avons demandé à nos parents la raison de ce geste. La curiosité impitoyable des enfants est infaillible et l'explication était: "C'est à cause des postillons". Avec une bonne didactique, cela nous a été prouvé par A + B, à contre-jour, les gouttelettes sortant de la bouche des gens qui parlaient. Certaines personnes n'ont même pas besoin d'un rétroéclairage pour nous donner la preuve du phénomène. Je pense que cela s'est intériorisé dans mon esprit, je garde toujours une certaine distanciation sociale, très pratique aujourd'hui, avec la pandémie. Je comprends les Suédois. Avaient-ils des tantes Conceição?

Vive ma tante Conceição !

Je ne me passe pas non plus d'une serviette sur ma tasse, au cas où il y aurait un insecte qui aime le café, même s'il n'y en a aucun qui vole dans la maison. Ça vaut aussi pour les postillons 😆. Cette habitude vient de ma mère, du temps où notre maison était encore pratiquement en campagne, pour ainsi dire, et les portes et fenêtres n’avaient pas de moustiquaires. Ma mère gardait toutes les casseroles couvertes et, lorsqu'une personne s'éloignait de son assiette, elle agitait la main comme un éventail sur l'assiette, ou disait au voisin de table de l'absent de le faire.

Une autre recommandation dont je me suis souvenu et que j'ai commencé à suivre, en ces temps de pandémie, dans la mesure du possible, c'est ce que le cousin de mon père disait par plaisanterie, que mon père évitait de toucher les endroits où tout le monde touche, dans les hôpitaux où il travaillait. Pour pousser une porte comme celles qui s'ouvrent sans poignée, comme les portes battantes ou coulissantes, il disait que mon père les touchait en haut. Mais ce qui est vraiment bien est de nous laver les mains, TOUJOURS! Ma mère et mon père étaient imbattables à cet égard, ils éclipseraient toute recommandation de l'OMS, leur surveillance était plus que "googléenne".😉

Je profite pour marteler: n'oubliez pas le MASQUE!😷

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Liens connexes :

[1] Au pays où le masque est en option

[2] Image URL